L’activité commerciale en Algérie a régressé au 4e trimestre de 2007 par rapport à celui d’avant, selon certains détaillants. Mais, d’après les grossistes, le commerce a enregistré une progression relative durant cette même période, selon les résultats de l’enquête d’opinion de l’Office national des statistiques, auprès des chefs d’entreprise du secteur commercial. L’enquête, menée auprès de 533 entreprises commerciales dont 255 publiques et 278 privées, fait ressortir une hausse de l’activité exclusivement dans le commerce de gros des matières premières et semi-produits. La plupart des grossistes se plaignent de la lenteur des délais d’approvisionnement, de l’éloignement et de la dispersion des sources d’approvisionnement.
Alors que ceux des matières
premières, en plus de l’indisponibilité, se plaignent des formalités
qui sont longues. Près de 84 %
de grossistes et près de 46 %
de détaillants ont déclaré avoir enregistré des ruptures de stocks de produits durant la période considérée. Cette rupture a touché les produits de la droguerie, de la quincaillerie, les appareils électroménagers, la parfumerie, (DQAEMP) et les matières premières des semi-produits et produits agroalimentaires.
Environ 44 % de détaillants et plus de 93 % de grossistes se sont approvisionnés exclusivement auprès du secteur privé, les plus concernés étant ceux de l’agroalimentaire et du commerce multiple. Les prix d’acquisition étaient plus élevés d’octobre à décembre 2007 par rapport au 3e trimestre de la même année, selon les deux catégories de commerçants.
Le taux de satisfaction des commandes des produits était inférieur à 50 %, par rapport aux besoins exprimés, selon l’opinion de 75 % de détaillants, touchant principalement le commerce des matières premières et semi-produits et celui des machines et équipements. En revanche, il était supérieur à 50 %, selon les grossistes. D’une manière générale, la qualité des produits est «bonne», selon la majorité des détaillants et grossistes, à l’exception de ceux des produits de la DQAEMP qui la trouvent moyenne et ceux des machines et matériel pour équipement qui la trouvent plutôt «mauvaise».
En revanche, le conditionnement des produits reste «moyen», selon les détaillants. Concernant la demande sur le marché, elle est restée stable durant le trimestre considéré, selon les grossistes ; par contre elle a connu une baisse chez les détaillants.
«La baisse de la demande a touché principalement tous les matériels d’équipement et légèrement l’agroalimentaire», a-t-on précisé. Pour les commerçants des matières premières et des semi-produits, en revanche, elle a enregistré une hausse.
S’agissant des prix de vente, ils ont connu une hausse aussi bien dans le commerce de gros que dans celui de détail. Cette progression a touché pratiquement tous les produits à l’exception de ceux des machines et équipements qui sont restés stables.
L’enquête révèle par ailleurs que la plupart des grossistes déclarent disposer de leurs propres moyens de transport. Côté financier, l’état de la trésorerie est déclaré «moyen» chez les grossistes et «mauvais» selon les détaillants des machines et équipements.
Plus de 90 % de grossistes et plus de 16 % de détaillants ayant répondu à l’enquête ont déclaré avoir recouru à des crédits bancaires, alors que la plupart des détaillants des machines et équipements et ceux des matières premières et semi produits ont eu «des difficultés» à contracter des crédits.